Denis DIDEROT
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Art bavard - Le baroque - Sortie au musée

jeudi 17 décembre 2015, par M. Usseglio, professeur d’italien

JPEGC’est en visitant les collections italiennes du musée des Beaux -Arts du Palais Longchamp, ce mardi 15 décembre, que nous avons entendu parler de l’art Bavard. En effet, c’est par cette assertion que notre guide- artiste et professeur d’histoire de l’art- Daniel Bauza, introduit le 17 ème siècle et dessine les contours du courant baroque.

Le palais Longchamp, dans son nouvel écrin depuis 2012, regorge de collections italiennes de la période citée. Aussi, il nous a semblé opportun de faire une analyse d’œuvres (italienne et génoise) avec les élèves de 2.5 et 2.7 ainsi qu’avec la classe nouvellement créé du Micro Lycée. La petite vingtaine d’élèves a pu s’aguerrir à l’histoire de l’art en essayant de : « Rentrer dans la lecture d’une image, en se méfiant de ce que l’on croit voir, en relevant ce qui est réellement ».

Daniel, comme tout historien, se sert des tiroirs mythologiques et bibliques pour raconter les arts picturaux du 17 ème, entre le profane et le sacré, entre le beau et le laid. « Le Faune » de Pierre Puget devient l’interface entre Dieu et les hommes ; la flûte de Pan se confrontant à la harpe céleste. Giovanni Lanfranco met en scène le prophète Elie nourri de pain par le corbeau descendant des voûtes du ciel, impatient d’un message divin. Guarcino met en scène théâtrale Caton, dernier roi de Rome, qui n’accepte pas la chute annoncée de la ville éternelle et dit adieu à son fils… Les « Madeleine » narrent le ravissement de celle accompagnant le Christ, entre visions Caravagesques (sortie de l’ombre en prière, souffrante dans sa chair). Le bleu, le jaune et le rouge silhouette la Vierge Marie. Pietro Sovelli fait l’éloge de la réflexion après l’action, avec son David. « Un tableau, ça se lit, rappelle Daniel, ça permet de s’identifier, ça tend à nous faire sortir de l’ombre. C’est seulement notre rapport au temps qui change de la réalité vécue alors par les contemporains des artistes baroques ».

« Si je n’avais pas été Alexandre, j’aurais aimé être Diogène ». Le soleil aurait eu alors peut-être plus d’éclats… Ce type d’élans pédagogiques doit nous amener à ne pas nous endormir culturellement… à être en alerte, un peu comme ce Pan dont la mission est d’empêcher les hommes de dormir… Pour vivre éveiller et torsader son esprit de lucidité…

Cette visite deviendra préparatoire le moment venu pour les élèves conviés au voyage à Genova au printemps (si la situation le permet)

 
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