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Quand Franco Zecchin photographiait la mafia dans les années 70 et 80

dimanche 20 avril 2014, par M. Usseglio, professeur d’italien

Quand Franco Zecchin photographiait la mafia dans les années 70 et 80

Le photographe italien Franco Zecchin nous a rendu visite
vendredi 18 Avril,
afin de nous proposer une étrange balade introspective
et répertoriée,
dans l’univers
de la mafia des années 70 jusqu’à 1992.

Alors et avant toute chose,
je voudrais le remercier
d’être venu,
d’avoir accepté l’invitation,
d’avoir argumenté le travail mené depuis le début de l’année,
dans le domaine de la photo...

avec et après l’étude des rencontres suivantes :

- Tabucchi et son personnage de Christine dans Notturno Indiano
- La photo de Spencer Platt dans les ruines de Beirut,
- Le magnifique travail photographique de Luca Sola,
sur l’Identità a Marsiglia
(bientôt en ligne sur le site du lycée)

Franco définit son travail et son expérience comme un reportage de guerre. Milanais, mais sicilien d’adoption durant les années cruciales des 2 guerres mafiose, Zecchin témoigne des outrages de la vie sous toutes les coutures sociales et drames des individus.
Il nous fait voir comment Guiseppe Impastato, Giovanni Falcone et la noblesse humaine, peuvent rivaliser dans le genre humain perdu de Vittorini... pour sauver ce qui est à sauver...

En effet, il a été le témoin privilégié de combats sanguinaires qui ont endeuillé l’île des grecs et des citronniers, dans l’Italie des années de
Plombs, jusqu’aux premières victoires de l’opération « Mani pulite ».

- Cosa Nostra contre le système italien, avec ses sicaires qui « dézinguaient »
pour utiliser le langage de la pègre, des hommes à la valeur inestimable, héros inconnus ou reconnus, qui dérangeaient les activités de la Pieuvre.

- De la guerre interne des clans contre les clans... quand les Corleonesi s’emparèrent du pouvoir de la Cupola Palermitana.

Quoi.. en fait... un champ de ruine,
Une partie de l’ Italie mortifère,
qui se débarrasse d’entre ses meilleurs,
pour repousser la dignité et le bonheur de vivre...

La Sicile archaique a dans son ADN les substrats qui donne le beau et le mal de cette terre. Car Franco a raison :

"Si la Sicile a inventé la mafia, elle a aussi inventé
l’Antimafia « 

des cadavres dans les caniveaux,
mais aussi Falcone, Borsellino, Peppino Impastato...
Parfois des vrais »PENTITI", et ils ne sont pas tant...
des gens de rien, aux refus obstinés, qui disent le contraire
de ceux qui acceptent-
-par peur
- par commodité

- par erreur
- par honte-

le pouvoir de ces hommes, sans foi ni loi,
mais qui ont à longueur de bouches
des mots sacrés et si usés comme :
Uomini d’onore...
« activités pour entendre le mot capitalisme
exacerbé si bien compris...
d’ honneur honteux.

Celui des
hommes d’honneur,
de Dieu et de l’ argent,
du pouvoir,
pour ultime et angélique monnaie... »

Franco appela les élèves de 1STI, TAA, TES et TL
(enfin moins les déserteurs habituels, légion en rang serré à Diderot)
à l’Histoire de la MagnaGrecia"
de la grande histoire,
de celle qui nous échappe...
Cette Sicile Grecque qui sait mêler depuis des siècles,
le théâtre dans tous son univers,
de tragédie et de comédie,
de drame et de voyeurisme...

Et comme peu d’oeil ouvert, Franco Zecchin a su saisir
le « comédrame » humain,
son incommensurable faiblesse,
que le désir de force,
rend misérable et destructeur....

Enfin...
rien ne changera après cette article
mais la séquence pédagogique
a reçu un dénouement de seigneur
et ce n’est déjà pas si mal
au final...

Merci FrAnCo

Ph


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