Denis DIDEROT
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VINICIO CAPOSSELA AU COIN DE LA RUE DES SUCRES « As-tu déjà goûté à la douleur douce du Rebtiko ? »…« Io, cerco di destarmi il cantinbanco in me » L’intervista di Emilia Michel 1AA

samedi 6 avril 2013, par M. Usseglio, professeur d’italien

VINICIO CAPOSSELA AU COIN DE LA RUE DES SUCRES
« As-tu déjà goûté à la douleur douce du Rebtiko ? »

J’ai rencontré Vinicio l’autre jour, précisément un 21 de mars, jour de printemps anticonformiste à Babel Med.
E cosi’ sia ! Amen ! Chose de Mektoub en somme !

Babel Med Music festival, je veux vous dire… festival qui mélange toutes les langues dans un des supermarchés de la musique des mondes, en « endroit magique » -si l’on en croit Léo (Ferré de nom, pour qui … inculte de la chanson qui compte) puisqu’on peut y côtoyer selon ses dires Juliette de Roméo, travestie en lieu et place de Joliette… pour le plaisir des esthètes et des masques mais aussi pour donner des formes toutes féminines et un rien magiques à ce quartier de départ !

…Lieu d’où l’on regarde le large, d‘où l’on s’évade. De sa condition…d’où Brauquier et le fils de César entrevoyant à califourchon sur un parapet, dans les rayons violets du crépuscule un je-ne –sais-quoi de : « Là- bas sous couvert les îles sous le vent où il doit y avoir une vie à vivre pour de vrai, pas comme ici quoi ! », enfin si l’on y croit ou bien si l’on est capable de ne pas s’attacher, de se détacher de tout par nos maintes chances, pour le pouvoir des sourires et des possibilités d’ailleurs…

Marseille, c’est l’Ourlet et la chute selon d’où l’on regarde… Si l’on vient des Suds, les coutures de la ville te laisser imaginer une existence nouvelle … pour ceux déjà-là, du Nord, depuis longtemps (même si ce longtemps ne veut dire que moments) et qui en oublient le genre humain perdu au fond d’eux même, c’est souvent qui ne veut pas voir en son miroir… est ce qui suppure.

Mais ça, c’est juste l’histoire de l’humanité et que le Rebetiko suspendu depuis la Grèce Universelle ou sa lointaine cousine de Buenos Aires, nous laissent en liasse d’humanité pour nous réinventer…

A tous les égards,
Dans tous les départs, il est cette question qui se pose, que se posa Marius dans sa réflexion d’îles aux ailleurs et comme dit mon fils de 5 ans, que les années n’ont pas encore abîmé : « As-tu déjà goûté à la douleur ? »…Moi oui qu’il dit… Il est comique et serein !

Avec Vinicio Capossela sans doute, la douleur du bonheur …d’être …de pouvoir être …tout au moins dans la salle des Sucres de Babel Med. Dai, on doit pouvoir y trouver quelques mesures dans le verre à boire de sa cuisine Hellène. En italien ovviamente !

Il n’est question ici d’écrire des mots normatifs- de grammairiens empêtrés dans le conformisme des anciens et des récents-que la langue Française avait refusé si longtemps avant d’abdiquer pour se ranger à une doxa ellitaria qui emporte toute imagination sur son
passage-… au prénom d’être compris mais qui suscite, dans son emprise son lot d’exclusion…et que constate aujourd’hui le nouveau bac (dont l’idée de noter des notions non acquises dans un barème de 12 à 20 (Ceci pour les experts et hors champ, hors sujet, je vous l’accorde mais le naturel professionnel…)

Par chance, Vinicio, capitano, au long cours d’autres caravelles, selon quelques dires journalistiques et de moi-même (ensuite), s’appuie sur un solide savoir musical et une anse poétique qui installe le vaurien, la racaille, la canaille, le lascar, le bavard dans son acception magique…Enfin, tout ce qui est en nous quoi…qui se baptise autrement que par nos défaites…ou les rebaptise en victoire sans enjeu !

…Celui qui raconte, à la sortie des ports, des histoires un peu louches, déjantées, incongrues et indociles, que personne ne peut croire par rationalisme mais quand même un petit peu par intuition.

Rien à voir avec la syllabique de la réalité car à la si bien décrire, elle en devient sauvage, enfin si peu domestique mais si familière en demeurant. Alors on n’entend pas la comprendre, juste s’en imprégner, se déjuger de nos guenilles… Qu’importe les titres ; lui sous chapeau
rouge et avec ses musiciens du Pirée, chacun se déjouant des pièges et des trappes… Ils frappent juste là où ça fait du bien ! Qu’importe le reste… Chi se ne frega ! On pourrait croire à une fable alla meraviglia…

Mais oui, on y est ! C’est comme ça… je me retrouve à traduire ses mots et ses pensées sur le canapé de Radio Grenouille, engoncé dans mes peurs émotives, pour que j’invente ses mots en français sur un bout de table, avant le concert dans une gestuelle théâtrale qui va avec

(C’est si dur le « e » silencieux pour un italien), puis qu’Emilie- dont le qualificatif est merveille- lui intime dans sa question de se découvrir dans son identité de Cantautore, que les journalistes de « La Marseillaise »…. en remettent une couche pour une interview
traduzione /tradittore caméra au poing ! Que l’ami Battista fasse de moi un entremetteur pour les souvenirs d’italiennes en quête de beaux souvenirs dans un/ une…

REBETIKO GYMNASTAS photographique

Allons donc ne boudons pas le plaisir … Avec Vinicio Capossela, les chansons parlent d’abandon.Pourtant le Rebetiko peut offrir des étirements pour chacun des muscles de l’esprit, que parole libère des humiliations de l’existence… Après tout, avec quelques roses, ce n’est pas l’amour qui s’en va mais autre chose qui nous échappe… Des contrats incompréhensibles qui font courir comme un soldat à la guerre ou son contraire… Une dame lune nous observe pour nous chanter des choses simples et qui nous font glisser et nous en aller, au bras d’un
rêve à rêver… Histoire de cantainbanco….

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Io, cerco di destarmi il cantinbanco in me »

L’intervista di Emilia Michel 1AA

Vinicio ha accettato di rispondere a una domanda della nostra giornalista italiana “di fisico e di mente “del Liceo Diderot. La mano nella barba, l’autore di camminante cammino’ sul viottolo del ricordo…

Perché e come hai scelto di diventare cantautore ?

Eh curioso…quando avevo 16- 17 anni , che era il periodo d’oro dei cantautori in Italia…Io invece non amavo per niente…Ed era una cosa troppo seria. Odiavo i cantautori. Mi piaceva quello che ascoltava mio padre Celentano, Bobby Solo, Little Tony : mi piaceva il Rock and roll, Mi piacevano i cantanti che facevano gli anni sessanta…
I cantautori ?! Li trovavo…Non mi piacevano…
Infatti, sono arrivato ai cantautori italiani dopo…Mi piacevano i cantautori americani : Tom Waits, i songwriter, Bruce Springsteen, tutti questi qua…E poi dopo quando ho cominciato a scrivere delle canzoni, mi sono ritrovato nella categoria Cantautore perché ero autore e scrivevo quello che cantavo e cosi’ sono diventato uno di loro !

Pero’ mi trovo più vicino alla definizione di CANTAINBANCO.In Italia, nel teatro dell’arte ci sono le maschere quindi si parla di saltimbanco… quindi mi va cantinbanco !

Sarebbe la teoria di un nuovo spettacolo ?

Un nuovo spettacolo o uomo spettacolo… Io credo che … cerco di fare un po’ le cose come fossi un uomo spettacolo, un ventricolo

Un tambourine man ?

Esatto, un tambourine man. Questi … un cantinbanco. Quello che mi muove è la meraviglia. In italiano, quando leggi Ariosto… « era quello che ti diceva la meraviglia ».
E’ tutta uno scopo ! Tutto nasce dalla maraviglia, dalla capacità dell’uomo a meravigliarsi, a cercare di capire. E la nascita dell’ arte, la meraviglia !
E comunque quello mi muove, tutto quello desta meraviglia , che canta è la meraviglia . Allora, io cerco di destarmi il cantinbanco, perché tutto viene dalla meraviglia.

http://www.lamarseillaise.fr/le-flash/video-babelmedmusic-soiree-douverture-29891.html

http://www.lamarseillaise.fr/musiques/plus-d-un-tour-dans-son-sac-29898-2.html

Bonjour Philippe Merci pour ces mots qui expriment un moment rare de vie , de rencontre Cordialement

Jean HUBERT Directeur Général Association LATINISSIMO


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