Denis DIDEROT
Lycée
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ANIME NERE un film « sulla mafia Calabrese »

vendredi 30 novembre 2018, par M. Usseglio, professeur d’italien

Jeudi 29 Novembre à 14h - Séance scolaire CINEITALIA pour les 1 ES S L

INSTITUT CULTUREL ITALIEN

ANIME NERE de Francesco Munzi (VOST FR/2014/1h43)

Proiezione del film e incontro con lo sceneggiatore e autore Gioacchino Criaco
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In collaborazione con l’Associazione DeMains Libres.

Les élèves de 1S 1L et 1ES (italien) ont assisté hier à un beau film sur une des 4 mafias principales de la péninsule : ’Ndrangheta. Nous avons assisté à la projection en compagnie de Gioacchino Criaco

scénariste et auteur du roman éponyme « ANIME NERE ». Un débat a été organisé à la suite du visionnage du film : un jeu de questions/réponses autour du thème et de l’esthétisme du film. Présenté à la 71ème Mostra internationale d’art cinématographique de Venise, « Anime nere » a reçu 9 David de Donatello et nombreux prix, entre autres l’Efebo d’oro Prix International de Cinéma Narratif pour le meilleur film tiré d’un livre.

La trame : Luigi et Rocco, fils d’un berger proche de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise, sont dans le trafic international de drogue. Luciano, le troisième frère, est berger comme son défunt père assassiné par une famille rivale. Il s’occupe des terres familiales et a décidé de rester à l’écart des activités de ses frères...

Face aux élèves Gioacchino Criaco donne silhouette à sa région d’origine : Un pays mystérieux, sans contours évidents comme ces maisons quasi fantômes - en perpétuelle construction- et qui se meurt de sa jeunesse qui s’en va (400 000 environ ont émigré depuis quelques décennies). Cette mafia de pasteurs qui a trouvé ses origines dans les montagnes et les grottes de l’Aspromonte... « Le jeune berger devenu bandit construisant une criminalité mythique comme seul horizon valide ».
La puissance farouche et hermétique des populations qui l’occupent, qui au cours des siècles, ont tourné le dos à la mer, pour fuir les invasions. Un personnage féminin rappelle d’une manière ironique que "l’italien n’est pas arrivé jusque-là". D’ailleurs, seules les femmes, l’administration et la police utilisent la langue officielle...cette dernière étant exclue du monde où l’idiome est le patois lequel exclut à son tour « ce qui n’est pas lui ».
Mais si ces fragments de Calabre rapportent une réalité terrible, ce pays n’est pas que cela et le défi est alors d’inventer un futur nouveau.

Ce film (aux bruitages splendides et dérangeants car faisant écho aux drames) , à la fin surprenante- d’ où de la sagesse surgit de la familière tragédie Grecque-, entend faire passer un message d’espoir, lui-même tiré de son propre désespoir. Le scénariste et romancier G. Criaco insiste sur la radicalité de son film, quant aux us et coutumes mis en lumière. il est difficile de s’informer de ce monde si l’ on ne vient pas de là ! Alors pour renaître,catharsis oblige, il faut faire table rase. Pour renaître encore, renaître enfin. PhU

 
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